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WTC : la physique de l’effondrement des tours, contre la rumeur

 

Je recommande l’excellent livre de Jérôme Quirant, “ La farce enjôleuse du 11-Septembre”, éditions Books on demand (juin 2010). L’auteur est agrégé de génie civil et maître de conférences au laboratoire de mécanique et génie civil de l’université de Montpellier 2. Il est spécialiste de génie civil et de calcul des structures.
Le 11 septembre 2001, les télévisions du monde entier diffusent en boucle quelques secondes d’un extraordinaire film de fiction représentant l’effondrement de la tour sud (WTC2) du World Trade Center (WTC). Mais, d’emblée, le téléspectateur, au vu de l’affolement général, comprend qu’il s’agit du monde réel, bien que le spectacle soit inouï parce que jamais rien de semblable ne s’est produit. Pour qui est familier de la physique, ces images signifient que la zone de faiblesse créée par l’impact de l’avion vient de céder et que la chute de la partie supérieure de l’immeuble, par l’énorme choc qu’elle produit sur la partie inférieure, vient d’enclencher son écrasement. Pour qui n’a pas cette culture scientifique, le spectacle reste abstrait, mais crédible selon la présentation qui en est donnée. Pour d’autres, influencés par les arguments pseudo-scientifiques qui se répandent dans les médias (Internet notamment), la présentation de cette prétendue “version officielle” est une véritable fiction à laquelle “ils ne croient pas”. De l’extraordinaire naît le sacré, ou son avatar, la croyance : la croyance en la rumeur est lancée et, comme la rumeur ne repose sur rien, rien ne pourra l’arrêter.

 

WTC : la physique de l'effondrement des tours, contre la rumeur pdf WTCPhysiqueContreRumeurDe01A18  mise à jour 17 janvier 2011, pages 1 à 18

pdf WTCPhysiqueContreRumeurDe19A50    mise à jour 17 janvier 2011, pages 19 à 50

 

L’étude, avec l’appui d’un modèle simple (petit programme numérique sous Scilab inclus), conduit aux conclusions suivantes :

• La certification des architectes s’est révélée fausse sur WTC2, sur WTC1 et sur WTC7.

• WTC2 est plus sévèrement atteint parce que la masse de la partie supérieure est plus grande et parce qu’elle est en porte à faux (deux faces consécutives éventrées).

• Un crash par le bas est un plus rapide que par le haut (11,8s au lieu de 13,2s pour 411m, avec 40% de l’énergie consacrée à la rupture des liaisons), mais l’impact des débris au sol est beaucoup plus violent si le crash est par le haut (aucun impact au sol à faible vitesse).

• La structure de l’architecture explique pourquoi WTC7 s’écrase vers l’intérieur. Le type de crash, différent, explique pourquoi les débris de WTC7 (par le bas) sont gros, alors que ceux de WTC2 et WTC1 (par le haut) sont réduits en une fine poussière.

• Il faut 40% de l’énergie pour désintégrer WTC2, 34% de l’énergie pour désintégrer WTC1 et 16% seulement pour WTC7. Chaque crash successif affaiblit, d’une façon ou d’une autre (débris, incendies, ébranlement etc.), les tours qui restent.

• Une chute libre de WTC7 par dynamitage aurait pris 6,0s, temps trop court pour les 6,5s observés. Un crash de WTC7 dans son état normal aurait pris 7,7s, temps trop long pour les 6,5s observés: WTC7 a été fortement affaibli avant son crash (débris, incendies, ébranlement etc.).

• La cause du grondement réside dans la périodicité des étages. L’hypothèse d’un ébranlement par les sous-sols du WTC éclaire le fait que les immeubles environnants restent debout.

• La quasi verticalité du crash est due à la parfaite verticalité de la pesanteur, rigoureusement égale en chaque point des tours. Dans les tours jumelles, la dissymétrie de la surcharge initiale est compensée par un effet structurel de symétrisation dans la rupture des ancrages des dalles d’étage.

 

La version du 11 novembre 2009 a été révisée et fortement complétée pour tenir compte des rapports du NIST sur WTC7 (novembre 2008), du rôle de la FAA (contrôle du trafic aérien) ainsi que du NORAD. Les apports récents, dont ceux sur l’analyse des poussières, sont examinés. J’ai ajouté un paragraphe sur l’effet structurel de symétrisation des forces par les dalles d’étage (perte de cohésion de la tour par rupture d’ancrage des dalles d’étage). En effet, l’incompréhension complète du concept de forces de liaison dans une structure mécanique est l’une des erreurs les plus fréquentes, dues à l’absence de culture scientifique des adeptes de la théorie du complot. Elle conduit à nombre de spéculations ineptes, scientifiquement parlant, qui prétendent démontrer un soi-disant dynamitage des tours. La mise à jour du 17 janvier 2011 ne concerne que des ajouts mineurs.

 

Bonne lecture,

Claude Valette

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